Récemment un débat a fait émerger le problème de vie privée/vie publique au travail et la première question fut d’un pied lourd :
« Faut t’il interdire internet au travail ? »
A travers cette question se cache un malaise, celui de ne pas arriver à endiguer l’empiètement de la vie privée sur le temps de travail (mails perso, facebook, etc…).
Bien sur plusieurs réponses sont venus à cette question toutes plus anti libérales les unes que les autres (supprimer internet, limiter le temps d’accès etc…).
Ces notions de temps sont dépassées, on ne doit plus parler en temps de travail mais en charge de travail si nous souhaitons travailler avec les nouvelles générations.
En effet ces générations, étant connectées en permanences, ont des objectifs à très court termes et n’hésites pas à faire plusieurs choses en même temps, ne se concentrent pas sur un seul problème et, ont une aisance manifeste avec les outils de communications d’aujourd’hui.
Le constat est donc simple, ces générations hyper connectés ayant l’avantage d’avoir un accès permanent à une banque de donnée considérable et un réseau conséquent.
Elles sont particulièrement efficace en terme de charge de travail car elles sont connectés en permanence à un réseau de connaissance et, sans forcément s’en rendre compte font travailler leur réseau pour eux (ce qui permet de diluer la charge de travail à des amis ou des connaissances)
A contrario, les entreprises n’utilisent pas les réseaux sociaux comme la nouvelle génération et donc n’ont pas accès à ce réseau de partenaires. Comme cette génération est dévorante voir dépendante de ce système elle s’en sert donc à titre privée
Il faut dès à présent inviter le réseau dans l’entreprise pour motiver cette génération à travailler en accord avec son fonctionnement.
Comme la vie privée s’invite au travail, l’idée est simple :
« Invitez le travail dans la vie privée »
Cela peut paraitre aberrant, mais pourquoi pas ?
Après tout, aujourd’hui plus d’un collaborateur sur deux à son propre réseau social, utilise les forums, twitter internet etc..
Si cela lui sert, cela peut servir l’entreprise.
Pendant le débat vie privée/vie publique je proposais à la question :
« L’employé refuse qu’on le fiche mais n’hésites pas à parler de sa vie privée sur facebook, comment y remédier ? »
La réponse suivante :
« L’entreprise n’a qu’à créer un groupe facebook. Si vos employés sont sur les réseaux sociaux mettez vous y également. »
Il suffit donc de transposer le fonctionnement de la génération C (nouvelle génération) à l’entreprise, dotez vous de groupes facebook, comptes twitter et tout autre logiciel utilisé en réseau social, regroupez y tout le personnel.
Cette simple solution permet de redéfinir les outils utilisés par la génération C à l’utilisation pour l’entreprise.
En amenant donc l’entreprise dans son réseau social, on « privatise » l’entreprise et cela permet l’utilisation des réseaux sociaux au bénéfice de celle ci.
Pour conclure :
Cela n’empêchera pas les salariés de « tchatter » ou d’utiliser le web à des fins privées mais limitera cette utilisation voir l’utilisera à des fins professionnels (charge de travail augmenté) ce qui peut s’avérer bénéfique pour l’entreprise.
Les différents liens en rapport avec le VIPP :
http://www.blogpersonalbranding.com/2010/01/les-limites-entre-la-vie-privee-et-la-vie-publique-au-travail/ article de Fadhila Brahimi
les premiers FeddBack ISOC France
premières réactions au débat de l’Internet Society France Blog Fondation Communication
Info + ITW diffusées
Blog Dominique Desaunay
Faut-il couper Internet au travail ? Regards sur le numérique
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fbrahimi
/ 27 janvier 2010Merci pour ce partage et ce rebond à l’événement VIPP. Il est vrai que l’heure est au décloisonnement; Les frontières entre l’Entreprise et la sphère dite privée/personnelle sont poreuses. Le travail s’invite à la maison et inversement. A ce titre, les interrogations des salariés sont celles des entreprises.
d'elia gill
/ 27 janvier 2010oui, l’heure est au changement des valeurs privées/professionnels, je pense que malheureusement pour répondre à ce soucis de vie privée au travail, il faut privatiser le travail à travers les réseaux sociaux.
Et ceci n’est qu’un début.
Il faut savoir que les projets communautaires sont déjà une forte intrusion du professionnel dans le personnel et qu’il faut s’en inspirer pour retrouver un équilibre de charge de travail.
Personnellement je crois beaucoup en l’entreprise 2.0 qui a une réelle valeur humaine et social grâce à l’abaissement de la hiérarchie pyramidale vers une forme plus conversationnelle, ce type d’entreprise a de l’avenir avec la nouvelle génération.